Graspop 2007 (Dimanche)

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Re: Graspop 2007 (Dimanche)

Message  remi_laguildedumetal le Ven 9 Nov - 10:47

Ca y'est tu t'y mets aussi gros pourchau !

Hail Satan cheers

remi_laguildedumetal
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Graspop 2007 (Dimanche)

Message  Maltesers le Jeu 8 Nov - 13:59

Eluveitie.


Avant sa confirmation au Graspop, jamais je n’avais entendu parler de ce groupe. La photo du groupe m’a fait un tel clin d’œil que je n’ai pu résister à la tentation de visiter leur Myspace.


Me trouvant face à un mélange de musique celtique et d’influences de vieux In Flames, je n’ai pu que m’empresser de me procurer l’EP Vên et l’album Spirit. Ces deux sorties m’ayant collé une bonne claque (certainement ma découverte 2007), j’étais enchanté à l’idée d’assister à leur concert au Graspop.


Tout d’abord, on ne peut s’empêcher de constater la qualité du son (exceptionnelle pour le Marquee du Graspop). Dans de telles conditions, rien ne peut venir gâcher le concert. C’est parti.


Il est évident qu’avec des éléments folkloriques tellement inspirés, la musique des suisses ne peut que mettre une ambiance du feu de dieu. Quoi de mieux d’ailleurs pour commencer la journée ?


Bien entendu, Eluveitie joue son premier album avec des bombes telles qu’ « Andro », « The Song of Life », « Your Gaulish War » et l’énormissime « Tegernakô ».


Le groupe est déchaîné et dès son entrée en scène instaure un contact très personnel avec son public. Et puis, avouons le, on est sous le charme de la superbe Anna Murphy (à la vielle).


En guise de rappel, nous avons droit à un « Uis Elveti » magistral.


Bref, les helvètes ne se sont pas contentés de montrer de quoi ils étaient capables, bien plus que ça, ils se sont imposés comme une référence en matière de musique païenne.


En attendant de les recroiser sur ma route, je leur en souhaite une bien bonne !






Turisas.




C’est en endurant les beuglements émis par le chanteur des affreux coreux de Chimaera et en dégustant un paquet de frites que j’attends la prestation de Turisas.


Leur seconde galette (« The Varangian Way »), sortie quelques semaines plus tôt, étant de très bonne qualité, la marquee ne tarde pas à se remplir.


Comme il fallait s’y attendre, le set s’ouvre avec « To Holmgard And Beyond » et son intro ultra pompeuse mais plus qu’efficace.


Pour l’anecdote, les membres du groupe sont maquillés et portent des peaux de bête, ce qui correspond parfaitement à leur Battle Metal.


Le son est très puissant, clair et précis. Un surplus de basse et de grosse caisse au début du set est rapidement remis à la normale.


Le groupe puise dans ses 2 albums et nous sortent donc une set list contenant des hymnes comme « Battle Metal » et « One More » mais également une instrumentale très festive et une reprise de « Rasputin » de Boney M.


Le concert se conclut par une composition épique de plus de 8 minutes : « Miklagard Overture ». Un morceau tiré en longueur et un peu en décalage avec l’efficacité du set, mais très bien interprété. Il fallait oser.


Pour ma part, Turisas m’a conquis et m’invite clairement à retourner les voir quand l’occasion se présentera.








Black Label Society.



Après les mises en scène de Turisas, revenons à un style bien plus crados avec le metal de Black Label Society. Metal que l’on pourrait qualifier de Metal sudiste tant l’imagerie du groupe est bourrée de clichés.


Mais putain ce qu’on aime ça !


Je ne suis pas fan de la bande à Zakk Wylde, c’est pourquoi je me place en observateur lointain.


Commençons par les constats de base, le son est excellent et la technique est impeccable. Mais bordel, si il manque quelque chose chez BLS, c’est bel et bien de la variété et de la mélodie.


Les riffs sont superbes, la musique est écrasante, c’est très bon mais 50 minutes, c’est trop, surtout pour les novices.


Personnellement (et je peux me tromper) j’ai eu l’impression de toujours entendre le même rythme et le même genre de riffs. Les solos de Zakk sont impressionnants, mais manquent cruellement de feeling et de mélodie.
C’est bien dommage.


Je ne m’étendrai pas plus sur le sujet et je conclurai en disant que j’espère revoir un set de Black Label Society un peu plus varié et entraînant.








Moonsorrow.



Les finlandais aux chansons interminables de Moonsorrow étaient de passage au Graspop cette année.


On peut être repoussé par la longueur et la complexité de leurs compositions mais on ne peut juger un tel groupe sans les avoir vus en live.


En effet, pour comprendre Moonsorrow, il faut être dans l’ambiance dégagée par leurs prestations. Cette atmosphère n’a besoin que de la chanson d’introduction pour s’étendre à l’ensemble de la salle. Bon, d’accord, cette chanson dépasse les 20 minutes. Pourtant, durant tout ce temps, on ne s’ennuie pas. Pourquoi ? Simplement car Moonsorrow maîtrise son art comme il le faut et qu’une seule chanson contient des dizaines de riffs et de tempos différents.


De temps à autres, on retrouve des sonorités proches d’Ensiferum et de Finntroll (Henri Sorvali, au clavier, officie d’ailleurs dans Finntroll). Parfois, la froideur de certains passages fait fortement penser à Enslaved. Mais étrangement, jamais l’idée du plagia ne nous effleure. Il faut dire qu’en douze années d’existence, Moonsorrow a su se créer une identité forte et s’imposer comme un groupe majeur de la scène Pagan Metal.


A Dessel, les finlandais ont donné un show génial, ni trop court (ça vous aurait étonné hein ?) ni trop long. Juste excellent. Les multiples influences du groupe combinées à leur touche personnelle, ont permis à l’assemblée présente sous la Marquee de passer un très bon moment. Notons également que la qualité du son n’a fait qu’améliorer la très bonne impression laissée par Moonsorrow.


Chapeaux bas messieurs !










Hammerfall.






C’est en affrontant la pluie qu’Hammerfall va devoir combler son public. Car oui, ce groupe a un public, et pas n’importe lequel. Les fans de Heavy Metal sont de loin les plus acharnés et les plus fidèles.




C’est parti pour une heure de riffs, de cris, de solos et bien entendu, d’Heroic Fantasy.





Tout d’abord, on ne peut pas s’empêcher de remarquer le talent de frontman que possède Joacim Cans. Excellent chanteur doublé d’un meneur de premier ordre, il n’a aucun mal à se mettre le public en poche. De plus, le bonhomme est doté d’un sens de l’humour à toute épreuve. En effet, il n’hésite pas à qualifier son batteur de « gay du village ».


Musicalement, le Heavy d’Hammerfall fait mouche. Les suédois puisent dans leur discographie qui, mine de rien, commence à se faire large. De « Hammerfall » à « The Fire Burns Forever », en passant par « Let The Hammer Fall », aucun hit n’est épargné.


Le public déchaîné est la preuve vivante que le Heavy est loin d’être dépassé, contrairement à ce que pourrait penser certains.


La pluie n’empêche pas Hammerfall de s’approcher le plus possible du public, Oscar allant même jusqu’à mouiller sa superbe Jackson Randy Rhoads aux flammes bleues.


L’excellent son de la Main Stage est une fois de plus à noter.


Excellent moment !








Children of Bodom.




Le passage de Children of Bodom au Graspop est l’occasion de voir ce que cette formation vaut en live.


Techniquement, on ne peut pas nier qu’Alexi Laiho et sa bande (particulièrement Janne Warman) ont la classe.


Pour arriver à un tel résultat, il faut maîtriser ses gammes. Ici, il s’agit surtout de gammes néo classiques. On frise d’ailleurs parfois la virtuosité d’Yngwie Malmsteen.


Seulement, il manque quelque chose à COB. Depuis quelques années, les Finlandais ont la fâcheuse habitude de se reposer sur leurs lauriers.
En effet, où sont passées les innovations apportées au metal au cours des années 90 ?


Il faut également rappeler que le dernier album de Bodom date déjà de 2005. Il est dès lors assez clair que depuis 2 ans, les automatismes acquis sur scène se transforment rapidement en redites. Je parle essentiellement d’Alexi. Il est en effet dommage que ses compositions soient noyées dans les « Fuck You » plus que prévisibles. Où est passée l’attitude Rock n Roll dans tout ça ?


Leur set semble minuté et sans surprise, même pour quelqu’un qui ne les a jamais vus en live.


Au final, en replaçant ce concert dans son contexte, il s’avère que le set de Children of Bodom reste très bon et amène un peu de fraîcheur à cette édition du Graspop.


Notons le duo Laiho / Warman qui ne peut qu’impressionner les musiciens, même si on sait bel et bien que ce moment est ultra répété.


En bref, Bodom assure mais manque vraiment d’innovation et de folie. Pourtant, vu la maîtrise instrumentale des musiciens, on constate aisément que ce n’est pas le talent qui manque.


Sans doute, un bon coup de pied au cul ne fera pas de tort à cette bande de finlandais.








Slayer.


Les concerts des ricains de Slayer sont toujours très attendus. Pourquoi donc ? Je n’en sais rien.


Après les avoir vus au Graspop 2005 pour une prestation de type « minimum syndical », j’avais hâte de revoir la tournée du renouveau de ce groupe culte.


Etrangement, c’est « God Hates Us All » qui ouvre le set. C’est plus qu’il n’en faut pour constater la qualité et la puissance du son. Quand on repense au son pourri de 2005, on pousse un soupir de soulagement.


Les titres s’enchaînent et Slayer nous offre un très bon mix des classiques et de « Christ Illusion » (dont les splendides « Cult » et « Jihad »).


Techniquement, c’est bien. Mais où diable est passée la communication ? Entre les morceaux, que de silence !
Heureusement, le visage de Tom Araya est fendu d’un large sourire, preuve que le personnage s’amuse encore sur scène. A part ça, Kerry King est toujours aussi poseur et Jeff Hanneman semble se prendre de bien haut.


Bref, question attitude, le groupe est fidèle à son image.


Revenons à la musique, car après tout, c’est pour ça que nous sommes là. Les morceaux de Slayer nous tombent dessus avec la délicatesse d’une bombe atomique. C’est un réel plaisir que d’entendre des compositions cultes comme « Raining Blood », « Mandatory Suicide », « Season in the Abyss » et « Angel of Death ».


Sait-on jamais, peut-être qu’un jour, Slayer arrivera à combiner la communication et l’efficacité.








Amon Amarth. viking



Après les avoir ratés au Wacken Open Air 2006, je me devais de revoir les vikings d’Amon Amarth.


Malheureusement, le fantôme des Marquees survolait le Boeretang ce dimanche soir. Le son était tout simplement affreux. Impossible de distinguer la moindre note, comme si tous les instruments étaient branchés sur un Fender Frontman 15 Watts.


Il a fallu attendre un bon quart d’heure afin que la musique des suédois devienne audible et les 15 dernières minutes pour enfin profiter du talent d’Amon Amarth.


C’est un bel exemple de gâchis étant donné que tous les éléments étaient réunis pour produire un concert de feu. Les combats de Vikings, l’ambiance générale, la pêche des musiciens.


Heureusement pour le public, « Victorious March » et « Poursuit of Vikings » ont pu résonner correctement, offrant tout de même un excellent final… Suivi d’un désagréable arrière goût de trop peu.































Ozzy Osbourne.


Après des années d’absence de par chez nous, Ozzy nous reviens avec le très moderne « Black Rain » et la tournée qui va avec !


A des années lumières de sa série de télé-réalité, cette tournée a pour unique but de faire plaisir, aux fans, comme au « Prince of Darkness » lui-même.


« Bark at the Moon » ouvre le show de manière fracassante et le solo offre à notre ami Zakk Wylde l’occasion d’étaler son talent pour la deuxième fois aujourd’hui. Le morceau se termine et le rire dément d’Ozzy résonne, suivi d’un « NO RAIN !!! ». Il est clair qu’aujourd’hui, passer l’entièreté d’un concert à sec devant la Main Stage tient du miracle.


S’en suit un « Mr. Crowley » magistral. Le public, enfin rassemblé et compacté devant la Main Stage, semble communier avec le Madman.


Ozzy Osbourne, déchaîné, affirme alors qu’il n’est pas prêt d’en avoir terminé avec la musique (il faut avouer, nous en avons tous eu peur à un moment ou l’autre). C’est donc plein de conviction que le groupe entame « Not Going Away », issu de « Black Rain ». Le refrain catchy fait mouche et est repris par l’assemblée.


Comme un concert d’Ozzy ne se fait pas sans quelques morceaux de Black Sabbath, c’est « War Pigs » qui s’enchaîne. Morceau cultissime à la sauce Zakk Wylde. Loin d’être mauvais, mais l’âme du morceau s’effrite tout de même quelque peu avec un son si moderne. Heureusement, la voix est au top, ce qui permet de conserver le côté classique de ce chef-d’œuvre.


Un retour à l’époque « Diary of a Madman » avec « Believer » et ensuite, « Road to Nowhere » permet au public de souffler un peu avant l’explosion de « Suicide Solution », sans doute, le morceau le plus heavy du répertoire Osbourne. A la fin de ce morceau, Zakk Wylde effectue un solo interminable (sûrement pour permettre à Ozzy de reprendre son souffle en coulisses). Un peu long quand même.


« I Don’t Know », nettement plus rapide, déboule alors. Enorme. Du grand “Rock n Rooooollll”.


La basse de Rob Nicholson se fait alors entendre. C’est bel et bien l’intro de « No More Tears ». Ce morceau en deux parties séparées par un passage majestueux au clavier. La première partie est ponctuée par les riffs joués au bottle-neck, tandis que la seconde commence par un solo monstrueux de Wylde. Génial, tout simplement.


Seule faute de goût dans ce set, « Here for You », la seconde ballade de « Black Rain ». Bien trop mielleuse pour figurer à la set list d’un concert Metal.


Heureusement, Ozzy va vite nous faire oublier ça avec un final d’anthologie. « I Don’t Want to Change the World » et son punch nous tombe dessus et frappe au bon endroit. Quelle énergie sur scène. Ozzy qui n’avait pas hésité à prendre une lance à incendie pour arroser le public remet ça à coup de seaux d’eau. C’est rassurant de le voir dans une telle forme!


Vient ensuite la dernière chanson calme du show : “Mama, I’m Coming Home”, reprise en choeur par l’assemblée.


On repart en force avec « Crazy Train ». Encore un morceau énergique et modernisé par rapport à la version album, mais très bien exécuté. Le public chante, et, comme si il n’avait pas encore été assez mouillé, Ozzy ressort la lance à incendie une dernière fois.


Tant qu’à mouiller le public, autant aussi mouiller la culotte des demoiselles en leur offrant un ultime morceau, bien évidemment, il s’agit de « Paranoïd ».


Le Graspop se termine donc de bien belle façon. Nous ne regretterons « que » l’absence de Randy Rhoads, sans doute occupé à taper le bœuf là-haut avec Cliff Burton et John Bonham.




Set list




Bark at the Moon
Mr. Crowley
Not Going Away
War Pigs
Believer
Road to Nowhere
Suicide Solution (+solo)
I Don't Know
No more Tears
Here for You
I Don't Want to Change the World
Mama, I'm Coming Home
Crazy Train
Paranoid

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